Publications personnelles en histoire de la médecine.


LIVRES

       ocularistes et yeux artificiels    
Ocularistes et yeux artificiels, de l’Antiquité au XXe siècle
. Ed. L'Harmattan, 2015.

La perte d’un œil, moment terrible dans une existence, cause, au-delà de la perte de la vision, un préjudice esthétique qui attire le regard des autres. Depuis l’Antiquité, à l’aide de prothèses en matériaux variés, les hommes ont cherché à compenser ce handicap esthétique. La domestication du verre à la Renaissance, avec le talent des verriers de Murano, puis de l’émail par les artisans parisiens, a permis de fabriquer des yeux artificiels dont le réalisme était trompeur. Quelques émailleurs se sont spécialisés dans la fabrication des prothèses oculaires, ont affiné les techniques, amélioré la qualité et la résistance des matériaux utilisés. De nos jours, les résines plastiques ont pris la place de l’émail et du verre, même si en Allemagne et dans les pays de l’Est, ces matières sont toujours utilisées. Faute de pouvoir, malgré une recherche médicale toujours plus ambitieuse, rendre leur fonctionnalité à des yeux considérés comme perdus, les prothèses oculaires sont toujours le seul moyen de compenser esthétiquement la perte d’un œil.

Cet ouvrage retrace l’évolution des yeux artificiels, et celle des ocularistes, artisans spécialisés dans leur fabrication. Une liste non exhaustive des principaux ocularistes français avant 1900 complète ce travail.

 

Ouvrage disponible chez l’éditeur :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=45641







L'instrumentation médico-chirurgicale en caoutchouc en France (XVIIe-XIXe). Ed. L'Harmattan, 2014.
Le caoutchouc, découvert par les explorateurs du Nouveau-Monde au XVe siècle s’avéra difficile à utiliser en Europe : collant à la chaleur, cassant au froid, dégageant une odeur désagréable, il resta dans les cabinets de curiosités jusqu’au XIXe siècle, où les chimistes commencèrent à s’y intéresser. Réussissant à le dissoudre, ils permirent de donner au caoutchouc la forme souhaitée, le transformant même en fil pouvant être tissé. Les tissus caoutchoutés, imperméables, connurent un franc succès. Des instruments médicaux en caoutchouc, comme les sondes et les bougies urinaires, révolutionnèrent certains gestes techniques. Mais ce caoutchouc vieillissait vite et mal, s’écaillant, se cassant, occasionnant des complications médicales graves. Alors que les limites à son utilisation semblaient atteintes, l’invention de la vulcanisation par Goodyear apporta un second souffle à son exploitation. Stabilisé par son mélange au soufre, le caoutchouc était inusable, inodore, souple, élastique. Une kyrielle d’instruments médicaux furent alors inventés, dont un grand nombre sont encore utilisés de nos jours. Outre l’histoire du caoutchouc dans les instruments médico-chirurgicaux, de nombreux fabricants ont été tirés de l’oubli et sont recensés dans cet ouvrage, qui intéressera historiens de la médecine et collectionneurs.

Ouvrage disponible sur le site de l’éditeur à 12,35 € au lieu de 13 € :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-343-02130-0

Pour une commande par courrier, bon de commande à télécharger ici.




Instrumentation chirurgicale et coutellerie en France, des origines au XIXe siècle.
Editions L'Harmattan, 2013 (disponible chez L'Harmattan)

Dès l’Antiquité, les médecins ont utilisé des outils pour explorer les plaies, inciser les abcès, trépaner. S’ils les concevaient, la fabrication en était confiée aux couteliers versés dans l’art du travail des métaux. Contrairement aux instruments romains, les instruments médicaux médiévaux se sont mal conservés, et rares sont ceux qui nous sont parvenus. C’est vers le XIIe siècle que les premières corporations de couteliers virent le jour. Elles obtinrent progressivement le monopole de la fabrication des instruments médico-chirurgicaux. L’histoire n’a malheureusement retenu que les chirurgiens et des médecins qui inventèrent des instruments auxquels ils laissèrent leur nom. Pourtant, sans le génie inventif des couteliers, et les améliorations régulières que ceux-ci apportèrent au travail des métaux, à la fabrication des instruments de plus en plus complexes, la chirurgie n’aurait pu autant se perfectionner. Rares sont les couteliers dont le nom est célèbre. Nombreux sont ceux restés dans l’ombre. Cet ouvrage leur rend hommage, en racontant ce qu’était leur métier, avec ses règles, et les liens étroits et indispensables qu’ils entretinrent avec le monde médical. Ce ne sont pas moins de 165 couteliers chirurgicaux qui sont listés dans cet ouvrage, inventaire qui sera précieux aux historiens et aux collectionneurs d’objets médicaux anciens.

Disponible sur le site de l’éditeur à 15.68 € au lieu de 16.5 €.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-343-00564-5




La médecine des personnes âgées, de la préhistoire à nos jours. Editions L'Harmattan, 2012. (disponible chez l'Harmattan)

Cet ouvrage est la version revue et augmentée de "Histoire de la gériatrie, de l'Antiquité à nos jours", paru en 2007.
Préface du Dr Xavier Riaud.
De nos jours, la prise en charge des personnes âgées est une question fondamentale qui préoccupe énormément les pouvoirs publics. En effet, une fois nés, la vieillesse est le lieu commun de tous les hommes. A ce propos, Jean-Paul Sartre dit : « On ne meurt pas de vieillesse, on vieillit de mourir. » Inexorablement, au fil du temps qui passe, chacun peut constater l'usure et l'érosion de son corps avec les manifestations physiologiques qui en découlent, mais, à côté de cela, qui sait exactement les répercussions sociétales, sociologiques et médicales que cela engendre ?
Jean-Pierre Martin, à travers un récit historique dense et parfaitement documenté, nous dépeint les implications du vieillissement sur les humains, sur les sociétés, depuis la préhistoire jusqu'à une époque plus contemporaine, depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère moderne. L'auteur nous offre ainsi un véritable voyage initiatique dans le temps où il explique et détaille toutes les découvertes médicales qui ont permis une meilleure compréhension, voire acceptation, de cet état, de ses mécanismes et des moyens mis en oeuvre pour pallier aux déficits qu'il occasionne. En alliant l'histoire à la gériatrie, Jean-Pierre Martin nous livre enfin une approche très originale sur la vieillesse qui répond à de nombreuses questions que nous sommes tous amenés à nous poser un jour.







 Histoire des structures d’accueil pour personnes âgées. Editions MF, collection Géront’au présent, 2012, 53 p. Préface de Philippe Thomas.

De la grotte préhistorique aux EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), les vieillards des différentes époques furent accueillis dans toutes sortes de structures caritatives dans lesquelles ils trouvaient gîte, couverts, et parfois soins. Mais il serait erroné de croire que ces lieux d’hébergement étaient idylliques. Brassant parfois de grandes richesses issues des dons et des legs, ces structures furent le lieu d’âpres luttes intestines destinées à détourner l’argent au profit de ceux qui les dirigeaient et qui, bien qu’ecclésiastiques, s’enrichissaient au lieu d’être charitables.
L’accroissement régulier de l’effectif des vieillards, qui atteint des sommets inégalés de nos jours, obligea à repenser les structures d’accueil tant d’un point de vue architectural, capacitaire, que gestionnaire. Les contraintes économiques croissantes depuis le premier choc pétrolier de 1974 rendent en effet difficile l’assouvissement des besoins engendrés par cette population à forte potentialité de dépendance, d’aides, les structures actuelles obsolètes (car datant pour les plus récentes de la fin des années 1970), étant totalement inadaptées à une prise en charge gériatrique moderne et humaniste.
Notre société, si elle veut s’occuper de ses vieux avec dignité, va devoir repenser ses choix, au moins en matière de structures d’hébergement.
Cette histoire des structures d’accueil pour personnes âgées aidera à mieux comprendre comment nous en sommes arrivés, en vingt siècles, aux EHPAD, et invite à réfléchir sur les structures qui les remplaceront, forcément, un jour.

Pour commander cet ouvrage (Prix 10 euros), vous pouvez télécharger le bon de commande : télécharger le bon de commande.






Histoire de la gériatrie, de l'Antiquité à nos jours. Editions Petrarque, 2007 (épuisé).

Préface du Pr
Alain FRANCO, Président du Collège Professionnel des Gériatres Français, Grenoble, le 17 février 2007.
Il fallait le faire. Jean-Pierre MARTIN a le très grand mérite d'avoir réalisé cet ouvrage remarquable sur l'histoire de la gériatrie et de la gérontologie. Ce livre peut être lu du début à la fin comme une épopée humaine de 5000 ans, ou bien par touches successives en fonction de l'appétence du lecteur, ou de son intérêt spécifique. Il peut servir de référence à l'enseignant, d'appui à l'auteur d'un article de gériatrie ou de tout autre intérêt médical, social, historique ou humain.
Notre époque tournée vers l'avenir, manque souvent de références au passé. Elles sont pourtant indispensables pour la structuration des connaissances et donc de l'enseignement. Mais aussi pour réduire faute de les supprimer, les bégaiements de l'histoire, les éternels recommencements, les voies sans issue étonnamment reproductibles. Le vieillissement est de toutes les époques et les témoignages que rapporte l'auteur sur des périodes anciennes, égyptiennes, hébraïques, grecques ou romaines sont parfois criantes d'actualité. Les questions que se posent l'homme ou la femme qui vieillit sont permanentes, surtout s'il ou elle est médecin… Elles procèdent de la soif de connaissance, de la compassion, ou de la peur de la mort. Et les réponses sont en conséquences admirablement ou terriblement humaines, appelant à l'étonnement, à l'admiration, à l'irritation ou au sourire.
La France a une place importante dans l'histoire de la gériatrie, et Jean-Pierre MARTIN le fait apparaître avec objectivité et mesure. Son érudition, son expérience gériatrique, sa réflexion médicale légitiment son indépendance de pensée et la pondération qu'il apporte sans frontière aux origines et aux progrès historiques de notre discipline gériatrique. On peut même remarquer la part modeste mais très vraisemblablement équitable qu'il laisse à la littérature anglo-saxonne, même si Ignatz L. NASHER, médecin autrichien émigré aux Etats-Unis a inventé le mot " gériatrie " à New-York en 1909.
Pour le professionnel, le gériatre, le gérontologue, cet ouvrage est une référence, et la masse de travail qu'il représente met en bonne place et sans doute pour longtemps cet ouvrage au milieu de nos bibliothèques de gériatrie. Bravo et merci Jean-Pierre.






La femme âgée dans l'histoire. Editions Pétrarque, 2009. Disponible chez l'éditeur.

Hormis son rôle séculaire de matrone ayant la main mise sur la maternité et les accouchements, la femme âgée semble curieusement absente dans l'histoire des civilisations. Les écrits sur la condition des vieillards ont essentiellementconcerné les hommes âgés. Rien ou presque, n'a été dit sur ce que pouvait être la condition des femmes âgées, dans les différentes civilisations, aux différentes époques. Cet ouvrage essaie de combler ce manque, en pistant, à travers de multiples écrits, les moindres allusions qui nous révèlent, un peu, le quotidien des femmes âgées. Elles ont surtout été l'objet de brimades, de violence, d'abandon, dont la littérature s'est faite l'écho. Il est stupéfiant de lire la violence et le mépris contenu dans certains propos d'auteurs célèbres. Mais telle était la condition des femmes âgées, qui a, en définitive, bien peu changée depuis plusieurs millénaires.













ARTICLES

La Revue de Gériatrie :

MARTIN JP : Le traité de la vie sobre de Luigi Cornaro ou comment vivre 100 ans à la renaissance. La Revue de Gériatrie, Tome 28, n° 2, fév. 2003.

MARTIN JP : Histoire du rajeunissement par la greffe : de Claude Bernard à Serge Voronoff. La Revue de Gériatrie, Tome n° 28, n° 6, juin 2003, 525-532.

MARTIN JP : Le Syndrome du Carrousel : ou l'histoire du règlement collectif du problème de la vieillesse. La Revue de Gériatrie, Tome 28, n° 9, novembre 2003, 763 - 772.

MARTIN JP : La littérature gériatrique avant 1900 : 1ère partie : de l'Egypte ancienne au Moyen Age. La Revue de Gériatrie, Tome 29, n° 5, Mai 2004, 357-366.

MARTIN JP : La littérature gériatrique avant 1900 : 2ère partie : du Moyen Age à 1900. La Revue de Gériatrie, Tome 29, n° 6, Juin 2004, 451-458.

MARTIN JP : D'un "Traité de la longue vie" 1698 et de la pensée chrétienne appliquée à la longévité à la Renaissance, La Revue de Gériatrie Tome 30, n° 1, janvier 2005, 30, 63-70.

MARTIN JP : Vieillesse et gériatrie dans les lettres de Guy Patin, Doyen de la Faculté de médecine de Paris au XVII è siècle. La Revue de Gériatrie, Tome 30, n° 5,mai 2005, 30, 345-358.

MARTIN JP : Vieillir chez les Incas. La Revue de Gériatrie, Tome 30, décembre 2005, 30, 749-756.

MARTIN JP : Le démon de midi : point de vue historique sur la sexualité des vieillards. La Revue de Gériatrie, novembre 2006, 31, 737-743.

MARTIN JP : L'urinal à travers les siècles. La Revue de Gériatrie, juin 2008, 33, 523-527.

MARTIN JP : Le chirurgien médiéval, le vieillard, et la chirurgie esthétique. La Revue de Gériatrie, décembre 2008, 33, 905-910.


Vesalius : (Revue de la Société Internationale d'Histoire de la Médecine).

MARTIN JP : Le vieillard et la chirurgie au Moyen Age, Vesalius, XIV, I, 27-31, 2008.

MARTIN JP : La reine de Pount souffrait-elle de Cutis Laxa ?, Vesalius, XVI, 11, 83-87, 2010

MARTIN JP : Coutellerie et instruments chirurgicaux en France, XVIIe-XIXe siècles. Accepté pour publication en 2012.


La Revue Francophone de Gériatrie et Gérontologie :

MARTIN JP : L'anesthésie des personnes âgées avant 1900. La revue francophone de gériatrie et gérontologie, Tome XVII, n° 166, juin 2010, 308-311.

MARTIN JP : Représentations populaires de la vieillesse dans les chromolithographies publicitaires de 1880 à 1914. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XVIII, n°174, avril 2011, 212-217.

MARTIN JP : Histoire des structures d'accueil pour personnes âgées en France : 1- de la préhistoire au Moyen Age. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XVIII, n°180, décembre 2011, 46-48.

MARTIN JP : Histoire des structures d'accueil pour personnes âgées en France : 2- du Moyen Age au XVIe siècle. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XIX, n°184, avril 2012, 150-153.

MARTIN JP : Histoire des structures d'accueil pour personnes âgées en France : 3- du XVIe au XIXe siècle. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XIX, n°185, Mai 2012, 202-204.

MARTIN JP : Histoire des structures d'accueil pour personnes âgées en France : 4- le  XIXe siècle. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XIX, n°186, Juin 2012, 254-257.

MARTIN JP : Histoire des structures d'accueil pour personnes âgées en France : 5- XXe - XXIe siècles. La revue francophone de gériatrie et gérontologie , Tome XIX, n°187, Septembre 2012, 300-304.


Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord

MARTIN JP :  Samuel Pozzi et la chirurgie esthétique. Note parue dans le courrier des chercheurs, Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, Tome CXL, 2013-1, 131-132.


Ouvrage collectif : 


MARTIN JP : La maltraitance des personnes âgées de la préhistoire au IIIè millénaire, où comment rien n'a changé ou presque. In " Bientraitance et
maltraitance ", ouvrage collectif, Ed. Animagine, 2004.

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