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               Figure 2 : La peste à Naples en 1656 par Giargulo. En bas à gauche les hommes déplaçant les cadavres sont masqués.


               Pendant la peste de Marseille, pour retirer les corps des maisons, les forçats et les corbeaux (noms

               donnés aux croque-morts) se couvraient le nez et la bouche d’un linge en double plié deux ou trois
               fois. Ils imbibaient ce masque de vinaigre et se munissaient d’une bouteille de ce liquide pour ré hu-

               mecter régulièrement le linge . Ce type de masque avait surtout un rôle de protection contre les
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               odeurs des cadavres en décomposition.


               Au XVI° siècle, c’est encore la conception d’Hippocrate (460-375 av J-C) qui est en vigueur, la contami-

               nation de la peste est due aux miasmes véhiculés dans l’air.  Pour se protéger, les pauvres tenaient
               dans la bouche une gousse d’ail. Pour les riches et surtout les barbiers ou médecins, c’était une éponge

        2      imprégnée de vinaigre. « Il convient prendre une éponge et la tremper en vinaigre et eauë rose mettez
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        2      ensemble avec un peu de Canelle, Giroffle, Macis, Safran ou avec quelque grain de Musc, Ambre, Ci-

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        e      vette, selon la capacité de la bourse d’un chacun er cecy en Esté, car en Hyver, il est meilleur la tremper
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               7  Broquet, le masque dans la peste. Présentation d’un modèle de masque antipesteux. Bull Soc Pathol Exot, 1911 ;
               4 (9) : 636-645.

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